Quoridor en cinq lignes
Quoridor est un jeu de stratégie de Mirko Marchesi, édité par Gigamic depuis 1997. Il se joue sur un plateau de 81 cases, neuf sur neuf, à deux ou à quatre joueurs.
Chaque pion part du milieu de son bord et doit atteindre le bord opposé. Le premier qui y arrive gagne.
À son tour, on choisit : déplacer son pion d'une case, devant, derrière ou sur le côté, ou poser une barrière. Les barrières mesurent deux cases de long et se glissent entre les cases. Il y en a vingt dans la boîte : dix chacun à deux, cinq chacun à quatre.
La règle d'or : une barrière ne doit jamais enfermer un pion. Il doit toujours rester au moins un chemin vers l'arrivée de chacun.
Quand deux pions se font face, on peut sauter par-dessus celui d'en face. Si une barrière ou le bord empêche le saut, on se déplace de biais, sur une case voisine du pion adverse.
Pourquoi la règle s'arrête à deux et à quatre
Le plateau est carré, il a quatre bords. À deux, les pions partent face à face ; à quatre, chacun a son bord. À trois, un bord reste vide, et la boîte ne dit pas comment partager le terrain ni les vingt barrières.
L'offre en ligne suit la boîte. Dans notre relevé du 24 septembre 2026, Board Game Arena propose Quoridor gratuitement et en français, avec plus d'un million de parties affichées, à deux ou à quatre. Les autres sites et applications trouvés proposent eux aussi deux ou quatre joueurs, sur un plateau carré.
Nous n'avons trouvé aucune version à trois, ni en ligne ni en boîte. Cela ne prouve pas qu'il n'en existe pas, seulement qu'elle ne se trouve pas facilement.
Jouer à trois avec la boîte : la variante maison
La façon la plus simple : trois pions au milieu de trois bords, le quatrième bord vide. Chacun vise le bord d'en face, comme d'habitude. Pour les barrières, six chacun, et les deux dernières restent dans la boîte.
Elle se joue, mais elle n'est pas symétrique. Deux joueurs partent face à face et se croisent au centre. Le troisième traverse en travers de leur route, et son arrivée est le bord vide, que personne ne défend en partant. Tirez au sort qui prend cette place, ou changez de place à chaque partie.
Deuxième écueil, commun aux jeux de blocage à plus de deux : quand deux joueurs se gênent, c'est le troisième qui passe. Une barrière posée contre le joueur en tête aide aussi celui qui ne l'a pas posée. La table se met à négocier qui bloque qui, ce qui peut être la meilleure partie de la soirée ou la plus injuste.
Un plateau qui change de forme avec la table
C'est l'idée du Goulot, notre jeu de la même famille : plutôt que de garder le carré, le plateau change selon le nombre de joueurs, pour que chacun ait un départ et une arrivée qui se valent.
À deux et à quatre, un carré de sept cases sur sept. Départ au milieu d'un bord, arrivée sur le bord opposé.
À trois, un triangle de cases hexagonales, neuf cases de côté. Chacun part d'un coin et doit atteindre le côté d'en face. L'arrivée est large, la partie est symétrique, et les trois chemins se croisent au centre, dans le goulot qui donne son nom au jeu.
À cinq, un pentagone : chacun part d'un coin et vise le côté d'en face, comme sur le triangle, et les cinq chemins se croisent au centre. À six, un hexagone : chacun part du milieu d'un côté et vise le côté opposé.
Nous avons aussi étudié le triangle dans l'autre sens, en partant d'un côté pour rejoindre le coin opposé. Il marche, mais une arrivée en coin fait entonnoir : quelques blocs suffisent à la réduire à une seule case, et la fin de partie tourne au bouchon.
Ce qui change par rapport à Quoridor
Des blocs d'une case au lieu des barrières. On pose un bloc sur une case, pas entre deux cases. Nous avons essayé les murs fins entre les cases le 23 septembre : sur le carré à deux, nos simulations donnaient des parties presque deux fois plus longues, parce qu'un mur n'occupe aucune case et que le plateau ne se remplit jamais. Et sur un téléphone, une case se touche mieux qu'un trait.
Des blocs illimités. Pas de stock à compter : le frein, c'est le tempo, puisque poser un bloc, c'est renoncer à avancer ce tour-ci. Chaque bloc reste jusqu'au bout et on ne ferme jamais le dernier passage, donc le plateau finit par ne plus accepter de bloc. La partie finit toujours.
La même règle d'or : interdit d'enfermer quelqu'un. Le téléphone refuse le bloc avant de l'envoyer, et la case clignote en rouge avec la raison. Plus de dispute sur un chemin mal compté.
Le même saut par-dessus un pion collé, et le même pas de côté quand un bloc ou le bord empêche de sauter.
Un chrono par coup : dix secondes par défaut, vingt ou trente au choix de l'hôte. Au gong, le pion avance tout seul d'une case sur son plus court chemin. Le premier joueur est tiré au sort.
En fin de partie, le jeu rejoue tous les coups en accéléré, puis s'arrête sur la position finale. C'est là qu'on voit qui a bloqué qui.
Ce que nous ne savons pas encore
Le Goulot est sorti le 27 septembre 2026. Nous n'avons pas encore assez de parties pour les mesurer, donc aucun chiffre de table sur cette page.
La durée visée, quatre à cinq minutes à dix secondes par coup, vient de simulations avec des robots. Nos robots sont myopes : ils jugent un bloc sur son effet immédiat, alors qu'une personne prépare un mur en plusieurs poses. Les vraies parties seront sans doute un peu plus longues.
Où jouer en ligne
À deux ou à quatre, sur le plateau de Gigamic : Board Game Arena propose Quoridor gratuitement, en français et à distance. C'est le bon choix pour un duel entre deux personnes qui ne sont pas dans la même pièce.
À trois, cinq ou six, autour d'une même table : Le Goulot se joue dans le navigateur, un téléphone par joueur, gratuitement, sans compte ni installation. Chacun voit le plateau sur son écran et joue à son tour. Il n'a pas encore de vue télé dédiée.